Paroisse Saint Vincent de l’Hermitage
Paroisse Saint Vincent de l’Hermitage


Avent Noël ou avant Noël ?

Le mois de décembre est marqué depuis bien longtemps par de nombreuses festivités qui puisent leurs origines dans la Rome antique. Les romains célébraient du 17 au 24 décembre le solstice d’hiver pour rendre hommage à la nature et au dieu de l’agriculture et du temps : Saturne. Durant les saturnales, il était de tradition de décorer les maisons, de s’offrir des cadeaux et de porter des guirlandes autour du cou. Suite à la réforme du calendrier par Jules César, le solstice d’hiver a été fixé par erreur au 25 décembre.


Noël, la naissance de Jésus : les premiers chrétiens ne fêtaient d’ailleurs pas cette venue au monde. Ce n’est qu’au IVème siècle après J-C qu’apparaît le souhait de certains chrétiens de célébrer la naissance du messie. Pourtant ni le jour, ni l’année de naissance de Jésus ne sont précisés dans les Évangiles. Le 25 décembre a alors été fixé par le Pape Libère en 354 afin de célébrer l’arrivée de Jésus.
Si les juifs ne célèbrent pas Noël, ils ont cependant une fête le 25 décembre : Hanouka (ou fête des lumières) qui se célèbre en famille. La tradition est d’allumer une bougie d’un chandelier à huit branches chaque soir de la semaine, il est aussi commun de s’échanger un cadeau chaque jour pendant huit jours.
La France est un pays laïc... qui a fait de Noël un jour férié. Ce Noël laïc est même beaucoup plus exigeant en terme de temps. Nous avons, nous autres catholiques, le temps de l’Avent qui marque le début de l’année liturgique : quatre semaines. Mais la France laïque a une période de l’avant beaucoup plus longue. Les catalogues de jouets ont été mis dans nos boîtes aux lettres début octobre, les municipalités ont déjà installé les décorations de Noël, les publicités ont envahi nos écrans, surtout lors des émissions pour enfants, on peut réserver sa place pour réveillonner dans les restaurants. Débauche commerciale ! Oui, comme devaient l’être les saturnales, qui étaient aussi des occasions de débauche tout court. (Notez que ces deux débauches sont tout aussi condamnables !)
Revenons à notre Noël. Le cadeau a pour fonction de dire à l’autre, à un autre, qu’on l’aime. Dieu nous donne son fils, c’est dire s’il nous aime. Il ne cède pas à un caprice d’enfant ! Il a un projet pour les « autres » que nous sommes.
Alors oui, sortons de cette débauche commerciale pour retrouver un sens profond : que ces petits cadeaux, ces attentions pour l’autre soient des occasions de rendre grâce à Dieu pour le cadeau qu’il nous fait.
François BAUDEZ






  Mentions légales   Contact     Administration        Suivre la vie du site    SPIP